<1>Avertissement.
I,Ia. Preceeding the Avertissement is an Avis du Libraire/ See "Avertissement" below.
Preceeding the Avertisement in the 1764 edition is an errata sheet. See "Errata" below.
5,II. se/ ses 5,A. prouver le/ faire voir au
6,A. Traité...étoient/ Contre les principes de M. de Boulainvilliers 6,B,C,D,E. d'établir/ (a) (contre les principes de M. Boulainvilliers)
8,A. à / (a) pour
9,A. souverainetés/ puissances 9,E. de l'Europe/ d'Europe
10-17,A. &...l'Etat/ Et on tirera de cet Examen des consequences que prouvera que l'administration populaire sous l'autorite du Souverain bien loin de la diminuer, nos Sovereign qu'a l'augmente Et feroit icy meme Temps la bonheur des sujets. Ces verites etablis, ou proposer Plan de pacification generale par le seul pouvoir de la france.
14,B,C,D,E. la source du/ le 14,E. Peuples (Also 17, VI. l'Etat) / (a) ...Que dans le cours d'un regne florissant, Rome soit toujours libre, & Césare tout-puissant. Racine, Britannicus.
ADDENDUM
Il y a déja plusieurs années qu'il s'est répandu des Copies manuscrites de cet Ouvrage, & il a mérité les éloges de tous ceux qui l'ont lu. Mr. Rousseau qui en parle dans diverses notes du Contract Social, paroît en faire beaucoup de cas. Le Libraire en cherchoit une copie, lorsque se trouvant à Genève en Juillet 1763, Mr. Gab. Cramer Libraire de cette ville, lui en montra une qu'on lui avoit envoyée pour l'imprimer. Mais des raisons particulieres l'en ayant empêché, il en fit présent à son confrere qui saisit l'occasion présente de faire connoître sa générosité, & de lui en témoigner publiquement sa reconnoissance.
On a donc cru faire plaisir au public en imprimant cet ouvrage & certainement il ne pouvoit paroitre dans des circonstances plus propres à en rendre la lecture intéressante. Malheureusement la Copie qu'on a entre les mains s'est trouvée pleine de fautes. Ce n'est qu'en revoyant les dernieres épreuves de la neuvieme & de la dixieme feuille qu'on s'en est apperçu. On a d'abord suspendu l'impression & l'on n'a rien negligé pour se procurer une copie plus correcte. Tous les soins qu'on s'est donnés pour cela ayant été inutiles, on a été obligé de passer outre; Mais on a revu avec la plus grande attention les dernieres feuilles, & à l'exception de deux ou trois endroits qu'on n'entendoit pas & auxquels l'on n'a pas osé toucher, de peur de faire dire à l'Auteur ce qu'il n'avoit pas pensé, l'on se flatte de n'y avoir laissé aucune faute considérable. On a suppleé par un Errata à celles qui sont restées dans les huit premieres feuilles.* Le Libraire qui n'a rien épargné jusqu'ici pour donner des éditions exactes, espere que l'impossibilité où il a été de faire mieux excusera les imperfections de celle-ci, & qu'elles ne nuiront point au succès d'un Ouvrage aussi estimable.
*On...feuilles. omitted from AVIS DU LIBRAIRE in Ia.
ERRATA SHEET [1764 EDITION]
Page. Ligne.
3 14 on le. lisez on la.
4 1 s'arroge. lisez s'arrogent.
4 11 cet Exumvirat. lisez ce sexumvirat.
9 2 eu. lisez au.
11 11 gouvernée. lisez gouverné.
14 11 remue. lisez remué.
17 14 un. lisez une.
23 18 de celui. ôtés le de.
46 7 d'Etat. lisez d'Etats.
46 9 Politique. lisez Police.
50 3 aprés le second de lisez de la
51 14 effets. lisez efforts.
58 12 ait. lisez a.
58 19 conduit. lisez conduits.
61 15 comme. lisez ou.
72 15 l'examine. lisez s'examine.
90 1 , la. lisez . La.
90 2 aprés d'Espagne. lisez est.
90 5 d'Austriche. lisez l'Austriche.
90 19 Janin. lisez Jeannin.
91 18 eurs. lisez leurs.
93 2 les. lisez ces.
103 2 des. lisez de.
103 7 aprés hors. lisez de.
105 11 on. lisez ou.
106 3 la. lisez l'a.
106 4 la. lisez l'a.
107 11 plainement. lisez pleinement.
110 1 organne. lisez organe.
114 4 tendis. lisez tandis.
Letter of Abbe de Saint Pierre to D'Argenson dated Mardi 8 April 1738
M. de Fontenelle a lu plusieurs chapitres du manuscrit. Il pense comme vous sur les Elexions du oficiers municipaux. Et trouve que sans y penser vous parlez fort éloquemment et fortement & souvant avec des allusions tres justes et trés gracieuses.
pour moi je pense avec trés souvent comme vous Et que nous pouves des loin si vous continuer a mediter et a ecrire
vous verres dans ce petit cahier les observations, que j'ai traites en lisant votre manuscrit. Que Je vous invite a perfexionner de plus en plus et sur tout l'alluzions de notre extreme indolence sur la pres pernicieuse metode de la narativé des emplois public.
M. de Fontenelle croit que M. d'Aube seroit bien rize de lire votre manuscrit. Il en est digne et de bon ami. Il ecrit aussi sur quelques matieres de gouvernement.
C'est a vous a juger de mes observations et a les rectifier.
L'abbe de St Pierre
Observasions sur l'ouvrage politique manuscrit de M.
1. C'est gréler sur le persil que de s'aréter a refuter un auteur aussi décrié pour son peu de solidité que l'est M. de Boulainviliar.
2. l'Etat démocratique est celui ou le peuple a la pluralité des voix, a la souveraine puissance là ou cete souveraine puissance ne rézide point dans cete pluralité des voix du peuple, ce n'est plus démocratie. De là il suit qu'il a contradixion a dire qu'on peut utilemant anpoier quelque choze de la démocratie dans le gouvernemant monarchique, puisque la souveraine puissance ne se peut et ne se doit jamais divizer, et consiste toujours dans l'unité car la pluralité des voix est elle même une, c'est une unité.
De là il suit qu'il ne faut point prendre pour titre jusqu'ou la démocratie peut etre admize dans le gouvernemant monarchique.
mais comme il y a de l'excelant dans la vue de l'auteur qui est de donner aux villes et meme aux vilages le pouvoir d'indiquer au Roi ou a celui qui le réprézante trois bons sujets pour magistrat ou oficier dont il puisse choizir un, il est a propos d'examiner tous les avantages que cete métode peut a porter a l'Etat, et de ce coté là l'ouvrae de l'auteur mérite bien d'etre loué et perféxioné; mais le vrai titre de ce livre, ce seroit: observations politiques.
pour plére par un ouvrage dans une monarchie il faut que toute l'autorité dérivée puisse se raporter toujours au monarque, mais il faut que le monarque pour mieux gouverner chaque ville, chaque bourg, chaque vilage, emprunte leurs lumieres pour juger des sujets qui leur convienent le mieux pour les gouverner. il faut qu'il les consulte sur leurs interests particuliers; et les villes doivent se servir de la métode du scrutin pérfessioné par les comissaires qui punissent la solicitasion pour choizir leurs maires et Echevins pour juges et magistrats.
3. le chapitre premier des définisions est trop court et par conséquant inutile. l'auteur quitte son but qui est le choix des habitans de ses oficiers municipaux.
4. du 2 chapitre je ne garderois que celui ci il faut etandre la liberté des sujets et en diminner la license, augmanter la liberté aux grans génies de conseiller le monarque, et augmanter repondant leur promte obeissance.
5. prétandre que les magistrats d'une ville la conduiront toujours vers sa plus grande utilité, c'est se tromper: une autre villes semblables se conduire diferemmaint et plus sajemant; or c'est au conseil du monarque a diriger celle qui s'egare et a la ramener par son autorité au meilleur parti-il faut méme que le conseil tande a conoitre le meilleur pour certains cas et a vizer a l'uniformité en laissant la liberté de donner des avis pour perféxioner le meilleur.
6. dans l'afaire du subside de l'Etat, il y a deux interests opozer: l'interèt des oficiers municipaux tant a le diminuer l'interèt des oficiers Royaux tand a l'augmanter; or qui sait mieux que le Roi quel doit etre le subside il faut donc que de ce coté là autorité de l'oficier Royal soit préferée par le peuple a l'autorité de l'oficier municipal. il faut donc que les oficiers municipaux cher à l'interet du Roi. voila pourquoi il est de l'interet de la nation que de trois sujets indiquez par le peuple d'une ville, le Roi choizisse pour magistrat celui qui sait le mieux unir les interets du peuple avec ceux du Roi.
7. il ariveva qu'entre deux villes, l'une pour repartir le subside avec proportion prandra le plus mauvais, le plus sujet a des proces, tandis que l'autre prandra le meilleur, le moins sujet aux contestasions n'est il pas utile qu'alors le conseil en consoissance de cauze ordone lui mème et prescrive la meilleure métode a la ville qui a mal choizi et dont le mauvais choix paroit evidant par la comparaison avec le meilleur.
8. ce que l'auteur dit dans le 3. chapitre des Etats d'Europe est presque antieremant etranjer a sa dissertasion sur l'Elexion et l'autorité des oficiers municipaux pour perféxioner la monarchie, et il me paroit toujours qu'il faut bien laisser en angleterre, par example, l'autorité souveraine partagée en trois sur les subsides et sur les loix; mais elle ne doit en aucun cas etre partajée dans une monarchie, de peur de la cessation de la cessation de la tranquilité publique, s'il avoit en france une résistance à l'autorité despotique; car la perte de la tranquilité est une maladie mortelle pour tout corps politique, et voila pourquoi le gouvernement d'angleterre est toujours dans un danjer plus ou moins eloigné d'une antiére revolution et d'une guerre civile de peur de la tyrannie que l'auteur apelle avec rézon, abus du pouvoir monarchique. cet abus a deux branches principales: abus dans les subsides excessifs non nécessaires au bonheur de l'Etat: abus dans le choix des ministres et des conseillers d'Etat et des autres grans oficiers; or par la métode du scrutin le Roi remedie a l'abus sur la nomination aux grans anplois et même aux grans abus des subsides excessifs; car il consultera des grans assez vertueux et assez habiles pour lui faire aimer la justice et la bienfaizances, si ce n'est pas un foi.
9. ces observations sur les Etats d'Europe pouvoient s'apaler nouveaux interets des souverains d'Europe; elles sont bonnes mais en trop petit nombre, et la plupart ne sont pas assez aprofondies, et d'ailleurs ne font presque rien au titre de l'ouvraje mais ce qu'il n'a pas fait ancore, il peut le faire quand il sera plus instruit des établiessemans, des réglemans et des traitez dont ces Etats ont le plus de besoin pour augmanter leur bonheur.
il peut même dire prudanmant ce qui manque au gouvernemant de france en parlant d'un autre Royaume.
L'auteur paroit un peu plus porté pour la démocratie que pour la monarchie et il auroit rézon a cauze du proverbe: plusieurs yeuz voyent mieux qu'un seul, quoi qu'il ne soit pas toujours vrai s'ils ne sont egaux en bonté. cela seroit vrai ancore si le peuple pouvoit etudier aussi utilemant la fiance du gouvernemant que les plus riches; cela seroit vrai ancore si parmi le peuple l'interèt particulier y cédoit plus souvant que chez les grans a l'interèt publiq, pour une bonne démocratie il y faudroit six ou sept classes supérieures et inférieurs de politiques habiles qui fussent parvenus par scrutin de la plus basse classe a la plus haute toutes ces classes rassanblées pouvoient réprézanter utilament le peuple pour faire de nouveaux réglemans, de nouveau etablissemans et pour créer de nouveaux subsides; mais sans cela je ne suis pas plus pour la democratie que pour nos monarchies ordinaires telles quelles sont ancore fort inparfaites par raport a la plus grande utilité publique.
10. fol. 56 verso. alinea si obscur pour moi.
11. la réfutasion sur l'ancien gouvernemant-feodal peut bien etre curieuze mais peu utile et sur tout au but qui est de prouver qu'il faut pour bien gouverner consulter les interessez, c'est a dire ceux qui doivent etre gouvernez, ecouter leurs rézons pour en prandre ce qui peut le plus contribuer a la plus grande utilité publique selon l'avis du conseil du souverain qui est supozé plus eclèrè que le peuple pour des vues generales mais qui l'est moins que le peuple sur ses interets particuliers. Louis 7. multiplia les proprietaires en etant la les vitude; ou augmanter la proprieté, c'est-augmanter le travail et l'industrie et par conséquant les richesses de l'Etat, mais ce n'est pas augmanter le démocratie que de donner de meilleures loix au peuple en lui donant les moyens de s'anrichir les uns plus que les autres.
12. l'article de la venalité et le défaut d'Elexion ou d'indicusion est si inportant que je voudrois que l'auteur eut réduit toutes ses observasions politiques a ce point, et il le pouvoit au lieu de se servir de son mot de démocratie qui déplait ou qui n'est pas juste.
Le testament politique me paroit l'ouvrage du cardinal, ce qui le porta a suivre l'idée de vénalité ce fut le dezir d'avoir de l'arjan sans faire crier et la peine qu'il eut eu a faire perfexioner métode du scrutin pour eviter l'effet des cabales et des recomandasions puissantes.
13. un Roi qui aime la gloire est bon par passions j'ai pensé dire par vice. page 92 verso. cette expression n'est pas exacte. il valoit mieux dire, un Roi qui aime la vraye gloire avec passion, est bien faizant par passion, par ambision, mais par une ambision vertueuse et digne de louanje.
14. il me semble que l'auteur est eloquant et sa sorte d'eloquanse plait et peut persuader les esprits superficiels tels que ceux qui compozent les assamblées du peuple pour moi je souhaiterois fort que les dissertasions politiques et sur tout celle sur la vénalité de tous les anplois publiqs fut réduite au calcul aritmétique telle qu'est l'aritmetique politique de M. William Petty ou de la dixme royale de m. de Vauban, ou de ce que j'ai ecrit sur la taille, sur les chemins, etc. et que l'on pût pezen les pour contre les contre et conclure de combien le parti de l'indicasion des pareils y compris le ramboursemant, est préférable au parti de la continuasion de la vénalité.voila un ouvraje au quel on ne sauvoit trop exhorter un excelant citoyen tel qu'est l'auteur.
15. le subside annuel doit etre inpozé par tout l'Etat au même sou pour livre du revenu du contribuable; or commant le conseil de finance pouva t'il etre seur de faire ce départemant avec proportion et au même sou la libre du revenu sur telle ou telle Eléxion, s'il ne conoit avec sureté le revenu annuel des contribuables de telle ou telle Elexion, et comant le savoir avec plus de certitude que par les déclarasions de chaque proprietaire qui craindra la punision et qui atand toute sa protexion contre l'arbitraire de sa déclarasion véritable.
16. l'auteur a fort bien observé que dans la venalité les oficiers sont bien moins destinez a procurer les avantajes de l'Etat que l'Etat n'est destiné a procurer les avantages des oficiers qui ote la métode du scrutin pour les oficiers du publiq, ote de l'Etat l'amour de la partie. voila pourquoi j'invite l'auteur a pour suivre toute sa vie ce monstre si pernicieux qui nous cauze tant de maux et qui ranversera l'Etat.
17. Si l'auteur vouloit mettre ces termes. les indicasions par scrutin, a la place du terme de démocratie, il seroit mieux antandu.
18. l'auteur a tort de déclamer contre le sèjour des villes et de la capitale: c'est la nature? et la rézon qui nous y conduit il n'est la que-declamateur; mais il a rézon de propozer le séjour de l'Eté a la campagne pour soutenir l'agriculture et le fonds des richesses de l'Etat.
19. je suis du santimant de l'auteur sur le retranchemant des fiefs et de toute féodalité j'en ai parlé ailleurs, mais il devroit ancore plus a profonder cete matiére, montrer les avantajes de ce retranchemant et montrer la manière de dédomager les ségneurs avec justice.
20. sur la noblesse il est vrai qu'il seroit a souhaiter pour le bien de l'Etat qu'il n'y eut de distinxion et de noblesse que celle vient des difèrantes classes des anplois publiqs, sur tout si ces anplois se donoient toujours a l'indication par scrutin de France pareils d'une même compagnie, mais dans notre Etat ou le premier grade de noblesse vient de la naissance, il faut tolerer cet abus et seulemant l'anpécher de croitre par l'achat de ce premier degré de noblesse hereditaire.
21. a l'egard de notre propozision: que le Roi de France se propozat pour l'arbitre de l'Europe, j'ai dit a l'auteur des obstacles invincibles qui s'oposeront a l'acceptasion des autres souverains. s'il n'est pas de beaucoup le plus fort, ils se moqueront de ses jugemans; s'il est beaucoup le plus fort, ils craindront la tyrannie nul etablissemant solide que là ou la grande superiorité de force est toujours intimenant unie a la grande superiorité de justice et de rézon; or peut on dire que la grande superiorité de justice et de rézon soit toujours intimemant unie ni a une monarchie ni mème a un monarque quelconque.
Appreciation de M. Dupin, fermier général
Ce libre se fait de noter. Il est ecrit avec force et preçision. L'estat politique des diferens gouvernements de l'europe, quoy qu'en migration, ne deguise point leurs inevitables traits et dérèle un autheur bien plus justice que les hommes ordinaires; et le projet qui fait le sujet du livre est porte dans tous les points a une tête evidence, que s'il soit connu, nul doute que l'on ne travaillant a fois execution, malgre la distance immense qu'il y a de nostre situation actuelle a celle que l'on propose.
Le copiste a fait quelques faute qui postent sur le suit on y a mis des nottes.